J'ai
mis entre parenthèses le mot "nua" ( qui signifie "viande
de boeuf") car c'est le plat que je désirais préparer à l'origine.
Cependant, le propriétaire de l'école étant bouddhiste, il était interdit
d'y faire pénétrer de la viande de boeuf (c'est une réminiscence de
la culture indienne, vaches sacrées obligent). A cette occasion, il
m'a été demandé si je mangeais de la viande de boeuf. Gêné, j'ai répondu
affirmativement. |Cependant,
je consomme rarement du boeuf en Thaïlande car mes goûts me portent
plutôt à choisir du poulet et des produits de la mer. Il faut aussi
savoir qu'au Siam, s'offrir de la viande de boeuf est un luxe étant
donné son prix élevé. Malgré tout, je fais désormais attention à ne
pas commander de boeuf au restaurant pour ne pas offenser les croyants
bouddhistes, sauf, bien sûr, s'il s'agit d'un établissement qui fait
la promotion de ses grillades. Ce genre de restaurant est essentiellement
destiné aux "farangs", même si on y voit aussi des thaïs.
Au
pays du sourire, les bouchers sont très souvent musulmans car les bouddhistes
n'ont pas le droit de tuer, même les animaux. Par contre, ils ont le
droit de consommer de la viande sauf, bien sûr, celle du boeuf.
J'ai
choisi ce plat car l'influence de la civilisation indienne est très
marquée dans la culture thaï. De plus, j'adore les parfums variés et
raffinés des curries, ces merveilleuses épices venues d'Inde.